Deux rapports de plus, 7 % de consommation en moins — mais aussi des à-coups à froid et une huile « à vie » qui n'a rien d'éternel. Le comparatif honnête des deux boîtes automatiques de Peugeot, Citroën et DS.
Si vous cherchez une Peugeot, une Citroën, une DS ou un Opel récent en boîte automatique, vous tomberez forcément sur ces deux sigles : EAT6 ou EAT8. Derrière ces trois lettres — Efficient Automatic Transmission — se cachent deux générations de boîtes développées avec le japonais Aisin, l'un des meilleurs spécialistes mondiaux. Bonne nouvelle : ce sont de vraies boîtes automatiques à convertisseur de couple, sans rapport avec les calamiteuses boîtes robotisées (ETG, BMP) qui ont traumatisé une génération de conducteurs PSA. Mais entre les deux, les différences sont réelles — en agrément, en consommation et en points de vigilance. Le comparatif complet.
Lancée en 2013, l'EAT6 a équipé une énorme partie de la gamme : 208, 308 II, 2008, 3008, 508 I, C3, C4, C5, DS 4, DS 5… Avec plus de dix ans de recul, son bilan est clair : c'est une boîte robuste, douce en ville, un peu réticente à rétrograder sur route mais sans vice structurel.
Ses seuls dossiers connus :
Arrivée en 2018 avec les 508 II, 3008/5008 restylés, C5 Aircross, DS 7, puis généralisée (208 II, 2008 II, Corsa, Grandland…), l'EAT8 est une EAT6 poussée plus loin : deux rapports supplémentaires, meilleur étagement, commande électrique (le petit sélecteur « e-toggle »), mode roue libre et stop & start étendu. Résultat : environ 7 % de consommation en moins et un agrément supérieur sur route — régime abaissé à vitesse stabilisée, reprises plus vives.
Sa contrepartie : une calibration plus pointue, donc plus sensible. Les griefs récurrents des propriétaires :
| EAT6 | EAT8 | |
|---|---|---|
| Rapports | 6 | 8 |
| Période | 2013 → ~2019 | 2018 → aujourd'hui |
| Consommation | Référence | ≈ -7 % |
| Agrément | Douce en ville, régime plus haut sur autoroute | Meilleur étagement, plus réactive, régime abaissé |
| Fiabilité | Éprouvée, 10 ans de recul, défauts rares et connus | Bonne, mais calibration sensible : à-coups à froid, dépendante des mises à jour |
| Point de vigilance n°1 | Refroidisseur d'huile (rares BlueHDi 2015-2016) | À-coups 1er-3e rapport à froid, état de l'huile |
| Entretien conseillé | Vidange tous les 60 000 - 80 000 km avec huile Aisin spécifique, malgré le « à vie » officiel | |
La documentation constructeur annonce une huile de boîte « à vie », sans vidange prévue au carnet. La réalité constatée par tous les spécialistes de ces transmissions : l'huile ATF se dégrade avec les kilomètres, perd ses propriétés, et c'est précisément quand elle vieillit que les à-coups apparaissent — sur EAT8 surtout, dont la calibration fine tolère mal une huile fatiguée.
La recommandation qui vaut de l'or : une vidange de boîte tous les 60 000 à 80 000 km, avec l'huile Aisin spécifique et la procédure de mise à niveau à température contrôlée (atelier équipé indispensable — ce n'est pas une vidange moteur). Coût : 150 à 300 €. Une boîte EAT6/EAT8 remplacée, c'est 4 000 à 6 000 €. Le calcul est vite fait — « à vie » signifie surtout « à vie de la garantie ».
Je vérifie avec vous la motorisation, l'historique, les rappels et les risques connus avant que vous vous engagiez. Un regard neutre et expert, à distance, pour acheter sereinement.
Faire vérifier mon projet automobile →Alors, laquelle choisir ? À budget contraint sur un véhicule d'avant 2019, l'EAT6 est un choix sans crainte — c'est la boîte éprouvée. Sur un véhicule récent, l'EAT8 est objectivement meilleure (conso, agrément) à condition de vérifier les mises à jour et de prévoir la vidange. Dans les deux cas, vous roulez dans une vraie automatique à convertisseur — un cran au-dessus, en durabilité, de bien des doubles embrayages à sec de la concurrence.
Je vérifie avec vous la motorisation, l'historique, les rappels et les risques connus avant que vous vous engagiez. Un regard neutre et expert, à distance, pour acheter sereinement.
Faire vérifier mon projet automobile →EAT6 et EAT8 sont deux bonnes boîtes — la différence se joue sur le recul et l'exigence d'entretien. L'EAT6 a démontré sa robustesse sur dix ans ; l'EAT8 apporte un vrai progrès d'agrément et de consommation, au prix d'une sensibilité accrue à la calibration et à l'état de l'huile. Le conseil qui les réunit : ignorez le « à vie » et vidangez tous les 60-80 000 km. C'est la variable qui sépare les exemplaires qui durent 300 000 km de ceux qui agacent leur propriétaire dès 90 000.
Deux vraies automatiques à convertisseur de couple signées Aisin. L'EAT8 (2018+) ajoute deux rapports, un meilleur étagement, une commande électrique et environ 7 % de consommation en moins par rapport à l'EAT6 (2013-2019). Une évolution, pas une révolution.
Les deux sont fiables — rien à voir avec les anciennes robotisées ETG/BMP. L'EAT6 a dix ans de recul et des défauts rares et connus ; l'EAT8 est plus sensible en calibration (à-coups à froid) mais saine mécaniquement, à jour de ses reprogrammations.
Non. L'huile ATF se dégrade et les à-coups apparaissent avec elle. Vidange recommandée tous les 60-80 000 km avec l'huile Aisin spécifique, en atelier équipé : 150 à 300 €, contre 4 000 à 6 000 € pour une boîte.
Essai prolongé à froid (à-coups 1er-3e rapport sur EAT8), fluidité en manœuvre, mises à jour du calculateur vérifiées par VIN, facture de vidange de boîte, et liquide de refroidissement limpide sur les EAT6 BlueHDi 2015-2016.
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